Sœurs Clarisses de Bastia

Une collecte en ligne pour les sœurs Clarisses de Bastia a été lancée. En effet la crise sanitaire a eu des conséquences financières dramatiques pour la communauté contemplative : elle n’arrive plus à faire face aux dépenses de la vie courante et à l’entretien de leur monastère.La confrérie Santa Croce de Saint-Florent a donc lancé une cagnotte en ligne sur Leetchi pour les soutenir.

Nathalie Cacciaguerra, vous êtes consœur de la confrérie Santa Croce de Saint-Florent. Pourquoi cette collecte en ligne en faveur des sœurs Clarisse de Bastia ?

Pour moi c’est un attachement, parce que ma tante était Clarisse à Bastia et donc je suis rentrée dans ce monastère depuis toujours. Elle est décédée en 2007. J’ai un attachement personnel au monastère. Ensuite la confrérie, au mois de septembre, avait entendu dire que le couvent avait des difficultés financières et nous leur avons distribué de l’alimentaire et des denrées. La Mère Abbesse nous a fait part des difficultés dues au confinement.

De quoi vivent c<es sœurs, comment vivent-elles, dans ce grand couvent vétuste ?

C’est un ordre contemplatif. Elles ont une activité de petite couture, de fabrication de confiture ; elles vivent l’accueil de personnes de passage pour des prières et tout cela s’est arrêté au confinement. Elles ne peuvent pas sortir pour aller vendre, car ce sont des sœurs cloîtrées.

Et il y a la question de l’entretien du site également ?

Aux ressources grâce auxquelles elles arrivaient à équilibrer les frais, se rajoutent les frais réels et quotidiens de toute famille. Il y a 3000 m2 habitables et donc il faut payer la taxe habitation, l’électricité, etc. Et la seule ressource actuelle est la pension retraite de la plus âgée.

Justement il y a cet appel à la solidarité, le lancement de cette collecte. Si on veut aider les Sœurs Clarisses de Bastia, comment fait-on ? 

Sur le site Leetchi, vous tapez « il faut aider les sœurs clarisses de Bastia » ou vous passez par Facebook en allant sur la page de la confrérie Santa Croce de Saint-Florent.  

Nathalie Cacciaguerra

Interview RCF Corsica