Retour à plusieurs voix du pèlerinage à Avila : sous le signe de…

Un déplacement spirituel : nous étions invités à vivre ce pèlerinage comme l’opportunité d’un déplacement intérieur, vers Dieu et vers le prochain.

Un voyage culturel : l’histoire de la Castille, berceau du Siècle d’or espagnol, passe par l’aqueduc romain de Ségovie, l’université médiévale de Salamanque, les merveilles de Tolède ; dans les monuments, un mélange des styles et des religions, très riche et original (arabe, roman, gothique, baroque…)

La richesse des échanges fraternels : nous avons passé tous ensemble de grands moments de partage, de communion. Tout fut prétexte à discussions animées, échanges. Exprimer nos sentiments fait que l’on se sent moins isolé face aux difficultés, quelles qu’elles soient. Au retour, mon esprit était apaisé.

La  famille  ecclésiale : j’ai été touchée  par cette dimension communautaire : l’éclosion d’une famille fraternelle en Eglise, unie au-delà des petites divergences.

Une leçon de vie : la grâce de la présence d’Angèle, en situation de handicap, parmi nous, a devancé avec son beau sourire notre propre engagement vers le meilleur de nous-même…

Une rencontre avec Dieu : par les temps de silence seul à seul avec Dieu, en ces lieux sources, où dans le tréfond des cœurs, Dieu nous attendait, chacun.

Une découverte de sainte Thérèse et de sa voie d’oraison : les points importants pour nous sont la richesse des écrits de Thérèse et surtout sa conception de l’âme comme un château à 7 demeures, illustré par des cercles concentriques sur le sol à l’entrée du couvent de l’Annonciation à Avila.

La rencontre d’un père carme, nous présentant la vie carmélitaine et la voie de l’oraison : une relation d’amitié avec Dieu, fondée sur 3 piliers : le détachement, l’humilité, l’amour.

La ferveur d’Avila le 15 octobre : j’ai été émue par la spécificité de la fête : Thérèse enfant, ayant perdu sa maman, se tourna vers la Vierge Marie et lui demanda de remplacer sa mère. La fête rappelle cet événement chaque année : en fin de journée, les deux statues sont installées sur l’esplanade au milieu de la foule recueillie. On y lit le passage des mémoires où Thérèse raconte sa demande à la Vierge. Au moment de l’au revoir : la statue de Thérèse est abaissée par les porteurs trois fois, comme trois génuflexions devant la Vierge, qui repart ensuite en procession à la cathédrale  ! 

Une communion avec l’Eglise universelle : à l’église de la Santa, nous avons pu chanter avec tous les fidèles le refrain que nous avait appris notre évêque : Nada te turbe, nada te espante… Nous appartenons tous à l’Eglise Universelle.

La vitalité de notre diocèse : le nombre important de pèlerins venus de toute la Corse démontre que l’Eglise de Corse est vivante, et que le pèlerinage est un moyen de partage et de transmission de la foi.

Un bouquet d’actions de grâces : ce fut un très joli voyage spirituel en Espagne, organisé par Mme Aline Castellani, accompagnée de Mgr l’évêque. Je voudrais sincèrement les remercier, ainsi que l’abbé Leon Pape. J’ai pu approfondir ma foi ; je garde dans mon cœur ces instants de grâce dans ces lieux saints, les belles rencontres et amitiés, les belles visites. Merci mon Dieu pour ce beau voyage spirituel. Un grand merci à Aline qui a mené ce groupe charmant de main de maître. C’est mon 3e pèlerinage, j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres !

Source : des pèlerins