Des élus de la région à Rome…

A l’initiative de la Province ecclésiastique et sur proposition de Monseigneur de Germay, les élus de la région était conviés à un voyage à Rome, à la rencontre du pape et de ses proches collaborateurs.
Parmi les participants, André Simonpaoli, premier adjoint de San-Nicolao, nous livre ses premières impressions.

Quelles sont vos impressions sur ce voyage ?   

L’éducation catholique et chrétienne que j’ai reçue tout au long de mon enfance m’a permis de pouvoir disposer de valeurs spirituelles qui ont, pendant longtemps, influencé mon mode de vie et mon comportement vis-à-vis des autres. 

Ma vie sentimentale, professionnelle et politique m’ont légèrement éloigné de cette ligne de conduite dans la mesure où mes disponibilités ne m’ont pas permis de pouvoir pratiquer ma religion autant que je l’aurais souhaité, dans un esprit plus libéré, en lui consacrant le temps nécessaire. 

Lorsqu’est apparue l’opportunité de se rendre à Rome et de vivre un entretien avec Sa Sainteté le pape François, j’ai tout de suite compris l’intérêt que cela pourrait représenter pour ma quête spirituelle et j’ai ainsi répondu favorablement à cette proposition de visite. Celle-ci a été organisée de manière très professionnelle et dans un cadre extrêmement passionnant. J’ai pu, à travers cette visite, côtoyer les arcanes du fonctionnement du Vatican, visiter les lieux saints, mais surtout approcher le pape et ainsi retrouver, de manière plus profonde, mes convictions religieuses. 

Cette rencontre m’a ému et a provoqué chez moi un sentiment de devoir accompli. J’ai pu ainsi à nouveau me retrouver dans ma religion et j’espère pouvoir continuer à la pratiquer de manière plus active que je n’ai pu le faire durant les dernières années. 

Les moments forts, des découvertes ? 

Bien entendu, l’un des moments forts de cette visite a été ma rencontre avec le pape François, personnage qui dès son arrivée apporte une grande quiétude et qui immédiatement provoque un sentiment de grande émotion, de grande passion, qui vraisemblablement ne se reproduira jamais au cours d’une vie. Cet esprit religieux retrouvé, ou tout au moins reconquis, a été pour moi une grande révélation. 

Les découvertes de ce voyage m’ont permis de pénétrer au plus près du fonctionnement et des lieux saints du Vatican, de mieux me représenter l’importance de l’organisation interne du fonctionnement de l’église catholique mais également de bien appréhender les relations qu’entretient l’église catholique avec les grands de ce monde et notamment avec la représentation diplomatique. 

Avez-vous le sentiment de vivre une laïcité particulière dans votre région ? 

L’esprit laïque est un des fondements de la République et à ce titre effectivement en tant qu’élu local, je ne peux qu’y adhérer, voire l’encourager. Cependant, il est important de souligner que la Corse a une tradition chrétienne très ancrée et très profonde et que l’ensemble du mode de vie de nos concitoyens se rattache aux traditions, aux coutumes et à la pratique religieuses. Les moments forts se situent lors des fêtes de Noël et de Pâques, mais néanmoins tout au long de l’année nos concitoyens sont très attachés à la paroisse et à la présence d’un prêtre afin de célébrer les messes dominicales. Je ne peux effectivement que me rattacher à ces valeurs coutumières et cette tradition religieuse de notre région ; je m’y suis impliqué étant enfant, je me suis attaché à maintenir celle-ci durant ma vie d’adulte et aujourd’hui je me retrouve confronté à un vrai investissement personnel de cette spiritualité. Cette nouvelle situation est bien entendu la conséquence du voyage dont j’ai eu l’honneur de pouvoir être bénéficiaire.

Propos recueillis par François Grimaldi d’Esdra.