Saint Germain de Constantinople (+733)

Germain est né dans une famille noble de Constantinople. Son père ayant été condamné à mort pour des raisons politiques, le fils âgé de vingt ans est fait eunuque et incorporé de force au clergé de Sainte-Sophie. Germain fait contre mauvaise fortune bon coeur, il assume cette décision et poursuit une carrière ecclésiastique classique. D’ailleurs plus que classique puisqu’il devint patriarche, composant des oeuvres liturgiques et favorisant le culte marial. Lors de la crise iconoclaste, il révèle sa véritable énergie. Il tient tête publiquement à l’empereur pour défendre le culte des images et s’appuie sur Rome comme un critère de vérité et d’indépendance à l’égard du pouvoir civil. Contraint à démissionner, il meurt en exil peu après. Premier théologien des Saintes Icônes, il fut célébré comme un martyr par le deuxième concile de Nicée (787) qui décréta la légitimité des images et de leur culte. En France, à Bort-les-Orgues, on vénère des reliques de saint Germain qui furent amenées de Constantinople lors de la 4ème croisade.

Va donc à ton lieu de repos, va et souviens-toi de nous pour toujours auprès de ton Fils. Va selon le corps et reste selon l’esprit avec nous, tes serfs et tes esclaves. Voici que toute notre espérance repose en toi et que nous avons confiance d’être sauvés par tes prières saintes.

(Saint Germain, pour la fête de la Dormition de la Vierge Marie)

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).