Saint Isidore le Laboureur (+1170)

Lui et sa femme furent toute leur vie domestiques de ferme chez le seigneur Vergas dans la région de Madrid. Chaque dimanche, après la grand-messe dont il chantait la liturgie au lutrin, il passait sa journée en prière. Chaque jour, il prenait sur son sommeil le temps d’aller à la messe avant de se rendre à son travail. Son maître voulut se rendre compte qu’il ne perdait pas ainsi des heures précieuses. Il vint un matin et, tandis qu’Isidore était en extase, il vit les boeufs continuant leur travail, comme s’ils étaient conduits par deux anges. C’est au roi Philippe III d’Espagne que l’on doit d’avoir un laboureur authentique dans le calendrier, car il avait été guéri par son intercession. Le 22 mars 1622, le pape Grégoire XV canonisait simultanément saint Ignace de Loyola, sainte Thérèse d’Avila, saint François Xavier, saint Philippe Neri et… saint Isidore !

Avec les limites humaines, il méditait le seul jugement qui vaille : l’amour. Il n’a pas laissé de belles sentences. Il a introduit dans sa vie ce quelque chose qui ressemble à la graine de sénevé : la miséricorde et il n’a jamais entravé sa croissance.

(Lectionnaire Emmaüs)

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).