Unité Paroissiale de Solenzara

Paroisses concernées 

Solenzara
Sari
Solaro
Chisa
Travo
Ventiseri

Contact

Immeuble de la Poste
Le Travo
20240 Ventiseri

Tel. 06.66.93.65.90

jean-marie.lafite@hotmail.fr

Curé

Père Jean-Marie LAFITE

HORAIRE DES MESSES

TRAVO :

mardi à 17h

dimanche à 9h30

SOLENZARA :

vendredi à 18h

dimanche à 10h30

 

HOMELIE DE SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE

HOMÉLIE DE SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE

Prière, jeûne, partage.

Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à la porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu’un et se donnent mutuellement la vie.

En effet, le jeûne est l’âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n’a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu’il écoute l’homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d’entendre lorsqu’on le supplie.

Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l’homme qui a faim, s’il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut j’on lui donne doit donner. C’est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu’on refuse à autrui.

Sois la norme de la miséricorde à ton égard: si tu veux qu’on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon.

Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. ~

Ce que nous avons perdu par le mépris, nous devons le conquérir par le jeûne ; immolons nos vies par le jeûne parce qu’il n’est rien que nous puissions offrir à Dieu de plus important, comme le prouve le Prophète lorsqu’il dit : Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; le cœur qui est broyé et abaissé, Dieu ne le méprise pas. 

Offre à Dieu ta vie, offre l’oblation du jeûne pour qu’il y ait là une offrande pure, un sacrifice saint, une victime vivante qui insiste en ta faveur et qui soit donnée à Dieu. Celui qui ne lui donnera pas cela n’aura pas d’excuse, parce qu’on a toujours soi-même à offrir.

Mais pour que ces dons soient agréés, il faut que vienne ensuite la miséricorde. Le jeûne ne porte pas de fruit s’il n’est pas arrosé par la miséricorde ; le jeûne se dessèche par la sécheresse de la miséricorde ; ce que la pluie est pour la terre, la miséricorde l’est pour le jeûne. Celui qui jeûne peut bien cultiver son cœur, purifier sa chair, arracher les vices, semer les vertus : s’il n’y verse pas les flots de la miséricorde, il ne recueille pas de fruit.

Toi qui jeûnes, ton champ jeûne aussi, s’il est privé de miséricorde ; toi qui jeûnes, ce que tu répands par ta miséricorde rejaillira dans ta grange. Pour ne pas gaspiller par ton avarice, recueille par tes largesses. En donnant au pauvre, donne à toi-même ; car ce que tu n’abandonnes pas à autrui, tu ne l’auras pas.

ALLELUIA

Chantons ici-bas l’Alléluia au milieu de nos soucis, afin de pouvoir le chanter un jour dans la paix. Pourquoi ici-bas au milieu des soucis ? Tu ne veux pas que je sois soucieux quand je lis cette parole : Vraiment, la vie de l’homme sur la terre n’est qu’une tentation ? Tu ne veux pas que je sois soucieux quand on me dit encore : Veillez pour ne pas entrer en tentation ? Tu ne veux pas que je sois soucieux alors que la tentation est si fréquente qu’on nous a imposé de dire dans la prière : Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs ? On prie tous les jours parce qu’on fait des dettes tous les jours. Tu veux que je sois en paix, alors que chaque jour je demande pardon pour mes péchés, que je demande secours dans les dangers ? Lorsque j’ai dit pour mes péchés passés : Remets-nous nos dettes, comme nous les remettons aussi à nos débiteurs, j’ajoute aussitôt, à cause des dangers à venir : Ne nous soumets pas à la tentation. Et comment le peuple est-il dans le bonheur, quand il crie avec moi : Délivre-nous du mal ? Et pourtant, mes frères, alors que nous sommes encore plongés dans ce mal, chantons Alléluia au Dieu bon qui nous délivre du mal. ~

Même ici-bas, au milieu des dangers, au milieu des tentations, nous-mêmes et les autres, chantons Alléluia. Dieu est fidèle, dit saint Paul. Il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces. Il ne dit pas : Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés, mais : Il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. Tu es entré en tentation ; mais Dieu te donnera le moyen d’en sortir, pour que tu ne périsses pas dans la tentation. Comme le vase du potier, tu es modelé par la prédication et durci au feu par la tentation. Mais quand tu y entres, songe au moyen d’en sortir ; car Dieu est fidèle : Il gardera ton entrée et ta sortie.

Mais ce corps sera rendu immortel et incorruptible, lorsque toute tentation aura disparu. Car, dit saint Paul, le corps est voué à la mort. Pourquoi ? À cause du péché. Mais l’esprit est votre vie. Pourquoi ? Parce que vous êtes devenus des justes. C’est donc que nous abandonnons ce corps voué à la mort ? Mais non. Écoute la suite : Si l’Esprit de celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels. En effet, le corps, aujourd’hui animal, alors sera spirituel. ~

Heureux, alors, l’Alléluia !
Chantons donc, maintenant, mes frères, non pour agrémenter notre repos, mais pour alléger notre travail. C’est ainsi que chantent les voyageurs : chante, mais marche. Soutiens ton effort par le chant, n’aime pas la paresse ; chante et marche. Qu’est-ce que cela veut dire : marche ? Progresse, progresse dans le bien. Car, selon l’Apôtre, il en est qui progresse de mal en pis. Toi, si tu progresse, c’est que tu marches ; mais progresse dans le bien, progresse dans la vraie foi, progresse dans la bonne conduite. Chante et marche. ~
Saint Augustin

SERMON DE SAINT BERNARD

SERMON DE SAINT BERNARD
SUR LES LOUANGES DE LA VIERGE MARIE

Le monde entier attend la réponse de Marie.

Tu l’as entendu, ô Vierge : tu concevras un fils, non d’un homme — tu l’as entendu — mais de l’Esprit Saint. L’ange, lui, attend ta réponse : il est temps pour lui de retourner vers celui qui l’a envoyé. Nous aussi, nous attendons, ô Notre Dame. Accablés misérablement par une sentence de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Or voici, elle t’est offerte, la rançon de notre salut. Consens, et aussitôt nous serons libres. Dans le Verbe éternel de Dieu, nous avons tous été créés ; hélas, la mort fait son œuvre en nous. Une brève réponse de toi suffit pour nous recréer, de sorte que nous soyons rappelés à la vie.

Ta réponse, ô douce Vierge, Adam l’implore tout en larmes, exilé qu’il est du paradis avec sa malheureuse descendance ; il l’implore, Abraham, il l’implore, David, ils la réclament tous instamment, les autres patriarches, tes ancêtres, qui habitent eux aussi au pays de l’ombre de la mort. Cette réponse, le monde entier l’attend, prosterné à tes genoux. Et ce n’est pas sans raison, puisque de ta parole dépendent le soulagement des malheureux, le rachat des captifs, la délivrance des condamnés, le salut enfin de tous les fils d’Adam, de ta race entière.

Ne tarde plus, Vierge Marie. ~ Vite, réponds à l’ange, ou plutôt, par l’ange réponds au Seigneur. Réponds une parole et accueille la Parole ; prononce la tienne et conçois celle de Dieu ; profère une parole passagère et étreins la Parole éternelle.

Pourquoi tarder ? Pourquoi trembler ? Crois, parle selon ta foi et fais-toi tout accueil. Que ton humilité devienne audacieuse, ta timidité, confiante. Certes il ne convient pas en cet instant que la simplicité de ton cœur virginal oublie la prudence ; mais en cette rencontre unique ne crains point la présomption, Vierge prudente. Car si ta réserve fut agréable à Dieu dans le silence, plus nécessaire maintenant est l’accord empressé de ta parole. Heureuse Vierge, ouvre ton cœur à la foi, tes lèvres à l’assentiment, ton sein au Créateur. Voici qu’au dehors le Désiré de toutes les nations frappe à ta porte. Ah ! Si pendant que tu tardes il allait passer son chemin, t’obligeant à chercher de nouveau dans les larmes celui que ton cœur aime. Lève-toi, cours, ouvre-lui : lève-toi par la foi, cours par l’empressement à sa volonté, ouvre-lui par ton consentement.

Voici, dit-elle, la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi selon ta parole.

Répons

R/ La vierge enfantera un fils,
qu’elle appellera Emmanuel.

Ne crains pas, Marie,
tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici, tu concevras et enfanteras un fils.

Cet enfant sera grand,
on l’appellera : Fils du Très-Haut,
le Seigneur lui donnera le trône de David son Père.

 

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, qu’à l’annonce de l’ange la Vierge accueille ton Verbe éternel, qu’elle soit remplie de la lumière de l’Esprit-Saint et devienne le temple du Très-Haut ; aide-nous à devenir assez humbles pour faire comme elle ta volonté.

COMMENTAIRE DE SAINT HILIAIRE

COMMENTAIRE DE SAINT HILAIRE SUR LE PSAUME 127

La vraie crainte de Dieu.

Heureux seront ceux qui craignent le Seigneur, qui marchent sur ses chemins. Toutes les fois que l’on parle de la crainte du Seigneur dans les Écritures, il faut remarquer qu’elle n’est jamais présentée seule, comme si elle suffisait à la perfection de notre foi ; on lui préfère ou on lui substitue une quantité de choses qui font comprendre quelle est la nature et la perfection de cette crainte du Seigneur. Nous connaissons par là ce que dit Salomon dans les Proverbes : Si tu demandes la sagesse, si tu appelles l’intelligence, si tu la cherches comme l’argent et si tu creuses comme un chercheur de trésor, alors tu comprendras la crainte du Seigneur.

Nous voyons ainsi à travers quelles étapes on parvient à la crainte du Seigneur. D’abord, il faut demander la sagesse, consacrer tous ses efforts à comprendre la parole de Dieu, rechercher et approfondir dans la sagesse ; et c’est après que l’on comprendra la crainte du Seigneur. Or, dans l’opinion commune des hommes, on ne comprend pas ainsi la crainte.

La crainte est l’effroi de la faiblesse humaine qui redoute de souffrir des accidents dont elle ne veut pas. Elle naît et elle s’ébranle en nous du fait de la culpabilité de notre conscience, du droit d’un plus puissant, de l’assaut d’un ennemi mieux armé, d’une cause de maladie, de la rencontre d’une bête sauvage, bref la crainte naît de tout ce qui peut nous apporter de la souffrance. Une telle crainte ne s’enseigne donc pas : elle naît naturellement de notre faiblesse. Nous n’apprenons pas quels sont les maux à craindre, mais d’eux-mêmes ces maux nous inspirent de la crainte.

Au contraire, au sujet de la crainte du Seigneur, il est écrit ceci : VVenez, mes fils, écoutez-moi : la crainte du Seigneur, je vous l’enseignerai. Il faut donc apprendre la crainte de Dieu, puisqu’elle est enseignée. En effet, elle n’est pas dans la terreur, elle est dans la logique de l’enseignement. Elle ne vient pas du tremblement de la nature, mais de l’observance du précepte ; elle doit commencer par l’activité d’une vie innocente et par la connaissance de la vérité.

Pour nous, la crainte de Dieu est tout entière dans l’amour, et la charité parfaite mène à son achèvement la peur qui est en elle. La fonction propre de notre amour envers lui est de se soumettre aux avertissements, d’obéir aux décisions, de se fier aux promesses. Écoutons donc l’Écriture, qui nous dit : Et maintenant, lsraël, qu’est-ce que le Seigneur te demande ? Sinon que tu craignes le Seigneur ton Dieu, que tu marches sur tous ses chemins, que tu l’aimes et que tu observes, de tout ton cœur et de toute ton âme, les commandements qu’il t’a donnés pour ton bonheur. 

Nombreux sont les chemins du Seigneur, bien qu’il soit lui-même le chemin. Mais lorsqu’il parle de lui-même, il se nomme le chemin et il en montre la raison lorsqu’il dit : Personne ne va vers le Père sans passer par moi. Il faut donc interroger beaucoup de chemins et nous devons en fouler beaucoup pour trouver le seul qui soit bon ; c’est-à- dire que nous trouverons l’unique chemin de la vie éternelle en traversant la doctrine de chemins nombreux. Car il y a des chemins dans la Loi, des chemins chez les prophètes, des chemins dans les évangiles, des chemins chez les Apôtres ; il y a aussi des chemins dans toutes les actions qui accomplissent les commandements, et c’est en les prenant que ceux qui marchent dans la crainte de Dieu trouvent le bonheur

L'ORDRE DES CHANOINES

VENTISERI

TRAVO

 CHISA

SOLARO

SOLENZARA

SARI