Solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie

Propos recueillis par : Luce PÉRALDI
La Très Sainte Vierge Marie n’est jamais autant reine de la Corse que le jour de son Assomption.
Le 15 août constitue un tournant dans notre été, un moment privilégié de recueillement et de ressourcement pour notre foi, mais aussi une occasion traditionnelle de rassembler les familles, autour de Marie qui nous attend avec son coeur qui écoute.
Cette conviction de foi fervente qui habite la piété populaire depuis des siècles, se manifeste par des célébrations et des processions dans toutes les paroisses de l’ile.
L’Assomption dans l’Eglise est le moment de la montée de Marie mère de Jésus, dans la gloire de Dieu, la montée de la Sainte Vierge au ciel.
Célébrer l’Assomption de Marie, c’est croire que Dieu l’accueille corps et âme dans sa Gloire, comme il a accueilli Jésus Christ Ressuscité.
En ce jour inscrit dans le coeur de tous les chrétiens ,nous pouvons méditer les paroles très touchantes du Pape Benoit XVI :
« En contemplant Marie dans la gloire céleste, nous comprenons que pour nous aussi, la terre n’est pas la patrie définitive et que si nous vivons tournés vers les biens éternels, nous partagerons un jour sa gloire et la terre également deviendra plus belle. C’est pour cela que, même parmi les mille difficultés quotidiennes, nous ne devons pas perdre la sérénité, ni la paix. Le signe lumineux de l’Assomption de la Vierge au ciel resplendit encore plus lorsque semblent s’accumuler à l’horizon des ombres tristes de douleur et de violence. Nous en sommes certains: d’en haut, Marie suit nos pas avec une douce inquiétude, elle nous réconforte à l’heure des ténèbres et de la tempête, elle nous rassure de sa main maternelle. Soutenus par cette conscience, nous poursuivons avec confiance notre chemin d’engagement chrétien là où la Providence nous conduit.’Assomption de Marie, Mère du Seigneur, dans les cieux est un signe de consolation pour notre foi. En contemplant, enlevée au ciel, entourée d’anges en jubilation, la vie humaine s’ouvre à la dimension de la joie éternelle. Notre propre mort n’est pas la fin mais plutôt le passage à la vie éternelle. »
