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L’Eucharistie fait l’Eglise ! L’Eglise fait l’Eucharistie !

L’Eucharistie nous permet de recevoir des fruits porteurs d’espérance et de conversion : l’union avec le Christ et la communion entre tous ceux qui se nourrissent de Lui. Ainsi, ce sacrement devient « source et sommet » de notre vie chrétienne. L’Église fait l’Eucharistie, mais ce qui est plus intense : l’Eucharistie fait l’Église et lui permet d’être « sa mission », avant même de l’accomplir. Voilà le mystère de la communion, de l’Eucharistie : recevoir Jésus pour qu’il nous transforme de l’intérieur et recevoir Jésus pour qu’il fasse de nous des témoins de l’unité. Ce mystère est grand : Jésus vient pour nous nourrir. Saint Paul réveille notre foi dans ce mystère de communion (1 Co 10, 16-17). Il souligne deux effets du calice partagé et du pain rompu : l’effet mystique et l’effet communautaire.

Au début, l’apôtre dit : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? » (v. 16). Ces paroles expriment l’effet mystique ou spirituel de l’Eucharistie : il s’agit de l’union avec le Christ, qui s’offre pour le salut de tous dans le pain et le vin. Jésus est présent dans le sacrement de l’Eucharistie pour être notre nourriture, pour être assimilé et devenir en nous cette force de renouveau qui redonne de l’énergie et redonne l’envie de se remettre en chemin, après chaque arrêt ou chaque chute. Mais cela requiert notre assentiment, notre disponibilité à nous laisser transformer nous-mêmes, notre façon de penser et d’agir, sinon les célébrations eucharistiques auxquelles nous participons pourraient se réduire à de simples rites.

Le deuxième effet est communautaire et il s’exprime par ces paroles : « Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain » (v. 17). Il s’agit de la communion mutuelle de ceux qui participent à l’Eucharistie, au point de devenir un corps, comme le pain que l’on rompt et que l’on distribue est unique. Nous sommes une communauté, nourrie par le corps et par le sang du Christ. Communier au corps du Christ est un signe efficace d’unité et de partage. On ne peut pas participer à l’Eucharistie sans s’engager à une fraternité mutuelle sincère. Mais le Seigneur sait bien que nos seules forces humaines ne suffisent pas pour cela. Et même, il sait que parmi ses disciples, il y aura toujours la tentation de la rivalité, de l’envie, des préjugés, de l’éloignement, de l’individualisme… Nous connaissons tous ces obstacles. C’est aussi pour cela qu’il nous a laissé le sacrement de sa Présence réelle, concrète et permanente, de façon à ce qu’en restant unis à Lui, nous puissions toujours recevoir le don de l’amour fraternel. « Demeurez dans mon amour » (Jn 15, 9), tout cela se comprend grâce à l’Eucharistie. Demeurer dans l’amitié, dans l’amour. Voilà le mystère de la communion, de l’Eucharistie : recevoir Jésus pour qu’il nous transforme au plus intime de nous-mêmes, pour toujours accueillir avec émerveillement et gratitude le grand don qu’Il nous a fait en nous laissant le sacrement de son corps et de son sang.

Ange-Marie et Igor, en devenant pasteurs à la suite du Christ, Éternel et Souverain Prêtre, vous aurez la noble et délicate mission de conduire une parcelle du Peuple de Dieu au mystère de l’Eucharistie pour le nourrir des biens éternels. Prions pour ces nouveaux pasteurs, que leur mission soit féconde et source vivifiante pour notre monde. Devenez des pêcheurs d’hommes et des porteurs de Paix, d’Espérance et de Charité. Votre seul motif d’orgueil, c’est de servir le Seigneur sans compter, avec amour et joie.

Vous êtes attendus, la moisson est abondante…

Bella Strada ho fratelli !

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