À la rencontre de l’abbé Antoine Forget

Vous venez d’être nommé curé des paroisses de Piana et de Cargèse. Dans quel état d’esprit abordez-vous votre nouvelle mission ?

Je rends grâce à Dieu notre Père, pour la mission à laquelle Il m’a appelé en Corse auprès du diocèse d’Ajaccio, et de l’église grecque Saint-Spiridon à Cargèse. Certes cela ne sera pas si facile au début, surtout que c’est la première rencontre pour moi avec l’Île de Beauté ; je ne connais pas les habitudes et les pratiques locales. Je compte bien sûr sur l’aide du Seigneur et celle des animateurs de la vie paroissiale, disciples et vrais missionnaires. Avec beaucoup de zèle et en grande fidélité, je m’acquitterai de mes devoirs envers mes nouvelles paroisses et envers l’Église.Pendant la messe d’installation à Piana, dans le dialogue entre le Père évêque et moi-même, j’ai exprimé ma volonté d’être complètement au service pour exercer la charge qui m’a été confié avec cette belle réponse : « Oui je le veux. » Je laisse une grande place à la confiance dans mon cœur, une place pour la disponibilité au service, et une place à la fraternité qui me lie à mes confrères du doyenné et du diocèse.

Vous êtes prêtre et archimandrite. Qu’est ce que cela signifie ?

En réalité, ma situation est un peu spéciale, et j’ai de la chance. Je suis prêtre au service du diocèse d’Ajaccio, aux unités paroissiales de Cargèse et Piana ; mon évêque c’est Mgr Bustillo, je lui dois obéissance et collaboration selon les règlements et statuts du diocèse. J’assure un ministère à la paroisse grecque de Cargèse sous l’autorité de Mgr Aupetit (Ordinaire des Églises catholiques orientales en France) et je suis Archimandrite (un titre honorifique dans les Églises orientales accordé aux curés des paroisses importantes et aux higoumènes). 

Comment comptez-vous exercer l’ensemble de votre ministère avec son caractère singulier ?

Dès maintenant, je m’accorde un peu de temps pour mieux connaître à la fois les paroissiens et le terrain, les points forts et les points faibles, les besoins et les forces vives.

Connaissiez-vous la Corse avant votre nomination et quel est votre sentiment au sujet de notre île ?

Comme je l’ai exprimé auparavant, c’est ma première venue en Corse, cette île aux magnifiques paysages, aux couleurs splendides, au terroir remarquable ; elle me donne l’impression d’être paisible et grandiose, que ses habitants ont le cœur sur la main, qu’accueillir, pour eux, est un art.

Enfin quel message tenez-vous à adresser aux fidèles ?

Merci, pour le magnifique accueil qui m’a été réservé, j’ai bien senti qu’au milieu de vous je suis déjà chez moi.

Restez attachés au Christ, laissez-le agir dans votre cœur et dans votre vie, il est la source de notre joie.