L’Eglise de Corse au chevet des malades

« J’étais malade, et vous m’avez visité »

Ainsi parle le Christ, dans l’évangile de saint Matthieu, en s’identifiant à tous ceux qui sont malades : laisser les malades sans visite, c’est oublier Jésus. Nous chrétiens, qui sommes les enfants adoptifs de Dieu notre Père, nous sommes invités à manifester la tendresse de Dieu à ceux qui souffrent.

Il ne s’agit pas de raconter notre vie aux malades, mais d’être chaleureusement présents auprès d’eux, en leur disant des mots d’amitié ou d’amour, en caressant leur main, en les embrassant, en les distrayant de leur souffrance physique ou morale.

Certains malades se taisent pour ne pas ennuyer leurs visiteurs, d’autres ont besoin de parler, de dire leurs questions, leurs angoisses, leur douleur. Il faut accepter d’accueillir ces paroles qui peuvent nous troubler, sans forcément répondre à tout, et surtout sans mentir. Si un malade sent sa fin prochaine, ne nous bouchons pas les oreilles en niant ses propos, mais rassurons-le en lui disant qu’il ne sera pas abandonné.

La communion des malades

Si le malade a l’habitude de communier à la messe, il peut demander à recevoir le pain de vie, le Corps du Christ pour son réconfort et son soutien spirituel. Il n’est pas nécessaire de faire venir un prêtre ou un diacre pour ce service.

En effet, le curé de la paroisse du malade peut déléguer un paroissien pour lui porter la communion. Si le malade est hospitalisé, il revient à l’aumônerie d’hôpital ou au service évangélique des malades de porter le pain de vie au malade.

Dans la pratique...

Faire venir un prêtre

On pense parfois que la venue du prêtre annonce au malade sa mort imminente ! Bien au contraire, le prêtre témoigne du Christ venu apporter la vie aux hommes. Le prêtre à solliciter dans ce cas est d’abord le curé de la paroisse du malade… mais tout autre prêtre peut convenir !

On peut proposer la venue du prêtre au malade si le malade a des questions auxquelles on ne sait pas répondre, s’il souhaite se confesser ou simplement avoir un entretien spirituel. On peut aussi lui suggérer de recevoir le sacrement des malades.

Ce sacrement est destiné à toute personne baptisée, quand la maladie ou la vieillesse la met en danger, c’est-à-dire :

– lorsque cette personne risque de perdre la vie, de voir son autonomie physique et/ou sa raison mentale diminuer ou disparaître ;

– lorsque cette personne risque, à cause de sa souffrance, de perdre la foi ou l’espérance, de perdre la capacité de pouvoir entrer en relation avec les autres.

Bien sûr, il faut croire en Jésus et en la puissance de son Esprit Saint pour recevoir ce sacrement !

Aumônerie d’hôpital ou service évangélique des malades

L’Église met souvent en place des équipes de visiteurs dans des établissements de santé, appelées « aumônerie d’hôpital » ou « service évangélique des malades ». Il est bon de se renseigner si une telle équipe existe là où le malade est accueilli. Le malade pourra alors bénéficier de visites régulières et d’un soutien spirituel de la part de cette équipe, s’il le désire bien sûr. L’équipe pourra aussi le mettre en contact avec un prêtre.