Pastorale des jeunes

Responsable diocésaine

Mme Nicole PARIGI

Prêtre référent

M. l’abbé Georges NICOLI

Contact :
pastoralejeunessecorse@gmail.com

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Sœur Katarzyna FRYMARSKA

M. Jean-Pierre OLARI

M. Luc BRONZINI de CARAFFA

M. Davide LORIGA

M. Thierry DEL PIERO

M. L’abbé Louis EL RAHI

Cette année la pastorale des jeunes vous propose de rejoindre le groupe des étudiants et jeunes professionnels de Bastia, qui se réunira un mardi soir sur deux à la paroisse Saint-Pierre-de-Montesoro.

Au programme : repas partagé, discussions et échanges dans un lieu de fraternité, pour tous les jeunes de 18 à 35 ans désireux de découvrir le Christ ou de grandir dans son amitié avec Lui !

N’hésitez pas à nous rejoindre et à inviter vos petits camarades, on vous attend !!!!!

Pour plus d’infos, contacter :

– Nicole Parigi : 06 52 29 16 10

– Soeur Kasia mc : 06 84 32 49 12

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Articles

Le synode des jeunes : clôture et Document Final

Après trois semaines d’échanges et de discussions, le synode sur « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » s’est achevé le 28 octobre 2018, avec la publication du Document Final. Le Pape François a désiré ce synode pour répondre à une urgence par rapport au contexte dans lequel évoluent les jeunes aujourd’hui, fait de défis et d’opportunités. Par cette démarche, il manifeste aussi son souhait de répondre à l’isolement de nombreux jeunes par rapport à l’Église, trop souvent vue comme une institution moraliste, et non comme une famille ou une mère. C’est pourquoi les jeunes ont pu s’exprimer largement, d’abord par la réponse à un questionnaire, puis par la possibilité d’intervenir en tant qu’auditeurs du synode pour exprimer au Pape leurs attentes et leurs besoins. Le Document Final présente les trois grands axes qui ont été retenus à l’issue des travaux.

La première partie de ce document s’intitule « Reconnaître : l’Église à l’écoute de la réalité » :

Cette partie montre la volonté de l’Église de dialoguer avec la jeunesse en évitant des réponses pré-conçues et des recettes toutes prêtes. Elle reconnaît que les jeunes veulent être écoutés, reconnus et accompagnés. Les pères synodaux soulignent ici le rôle irremplaçable des écoles et des universités dans lesquelles les jeunes passent beaucoup de temps, mais aussi le rôle de la paroisse, définie comme une « Eglise dans les territoires ». Le rôle de la famille est également souligné ici, comme une « Eglise domestique » qui joue un rôle fondamental dans la transmission de la foi.

Les jeunes ont manifesté leur désir de voir l’Eglise promouvoir la justice contre la « culture du déchet » dont sont victimes de nombreux jeunes, et ils attendent de la part de l’Église un engagement décidé et cohérent sur cette question. Les jeunes ont aussi exprimé leur souhait d’une liturgie « vivante, authentique et joyeuse ». Ils veulent être protagonistes de la vie ecclésiale en faisant fructifier leurs propres talents, notamment par l’animation musicale des messes.

Pour les pères synodaux, les jeunes peuvent ici exercer un véritable apostolat, qui doit être soutenu et intégré dans la vie des communautés. Le Pape François, dans son homélie de clôture du synode, parle ici d’« apostolat de l’oreille ». Il a d’ailleurs dit à ce propos aux jeunes : « Je voudrais dire aux jeunes, au nom de nous tous, les adultes : excusez-nous si, souvent, nous ne vous avons pas écoutés ; si, au lieu de vous ouvrir notre cœur, nous vous avons rempli les oreilles. Comme Église de Jésus, nous désirons nous mettre à votre écoute avec amour, sûrs de deux choses : que votre vie est précieuse pour Dieu, parce que Dieu est jeune et qu’il aime les jeunes ; et que votre vie est aussi précieuse pour nous, mieux encore nécessaire pour aller de l’avant. »

Le Document Final conclut sur cette partie en affirmant le rôle à part entière que les jeunes sont appelés à jouer dans l’Église, et la volonté de celle-ci de prendre en compte de leurs avis.

La deuxième partie du Document Final, intitulée « Interpréter : foi et discernement vocationnel », traite de la grande attente des jeunes d’être accompagnés sur leur chemin de foi. Les pères synodaux affirment ici que le fait de rechercher avec les jeunes un parcours destiné à faire des choix définitifs est un service nécessaire pour les ministres de l’Eglise. Ils rappellent l’importance du sacrement de la réconciliation et d’une bonne connaissance de la doctrine sociale de l’Eglise pour donner aux  jeunes des repères dans la prise de responsabilités, qu’elle soit civile, économique ou politique. Le synode promeut un accompagnement intégral centré sur la prière et le travail intérieur, et il encourage les accompagnateurs à savoir corriger fraternellement, sans moralisme et sans fausses indulgences. Le discernement est défini dans le Document Final du synode comme une lutte spirituelle pour les jeunes aujourd’hui, d’où l’enjeu majeur de repenser la pastorale des jeunes et de redéfinir les structures de discernement vocationnel, qui manquent souvent dans les lieux où vivent les jeunes.

Dans la troisième partie du Document Final, intitulée « Choisir : chemin de conversion pastorale et missionnaire », il est question de l’apostolat et de la mission, définie comme un « don de soi qui mène à un bonheur authentique et durable ». Les jeunes ont ici manifesté leur désir de partager leur foi avec ceux qui ne connaissent pas Dieu, et le besoin de définir des structures d’apostolat et d’évangélisation pour permettre aux jeunes de partager leur foi avec les autres. La question du numérique a été largement évoquée dans cette thématique, car il s’agit d’un outil familier pour les jeunes, et qui peut avoir une grande portée. Les pères synodaux ont insisté ici sur le fait que Dieu parle à l’Eglise et au monde à travers les jeunes, qui sont l’un des lieux théologiques dans lequel le Seigneur se fait présent. En effet, il est souligné dans le Document Final que les jeunes sont porteurs d’une saine inquiétude qui peut rendre dynamique l’Église et lui permettre de renouveler son ardeur spirituelle et sa vigueur apostolique. L’Église est ainsi appelée à un changement de perspective pour se tourner vers l’extérieur. Le synode fait ici mention notamment de la question des migrants, question actuelle qui reflète le besoin que peuvent avoir des personnes à un moment de leur vie de trouver l’Eglise sur leur chemin. Le Pape a ainsi souligné dans son homélie de clôture du synode l’importance pour les chrétiens de ne pas se tourner sur eux-même en affirmant qu’ « Il n’est pas chrétien d’attendre que les frères en recherche frappent à notre porte ; nous devrions aller vers eux, non pas en nous portant nous-mêmes, mais en portant Jésus. Il nous envoie, comme ses disciples, pour encourager et relever en son nom. Il nous envoie dire à chacun : « Dieu te demande de te laisser aimer par Lui ». Sur ce thème de la mission est aussi rappelée l’importance de donner un véritable témoignage de vie afin de rayonner du Christ par nos choix. Pour cela, le Pape souligne aussi l’importance de la rencontre avec le Christ : « la foi est une question de rencontre, non pas de théorie. Dans la rencontre, Jésus passe, dans la rencontre palpite le coeur de l’Eglise »

La conclusion de ce synode est tournée vers l’appel à la sainteté, « unique et universel ». L’Église est appelée à un changement de perspective, et elle peut se renouveler à travers la sainteté de nombreux jeunes. Au terme de ces trois semaines de travail, il paraît manifeste que l’Église prend conscience que les jeunes sont le présent de l’Eglise et aussi son futur, et qu’ils ont véritablement quelque chose à apporter à la vie ecclésiale.

En témoigne la lettre adressée par les pères synodaux aux jeunes en cette fin de synode : « l’Eglise est une mère pour vous, elle ne vous abandonne pas, elle est prête à vous accompagner sur des chemins nouveaux, là où le vent de l’Esprit souffle plus fort, chassant les nuages de l’indifférence, de la superficialité, du découragement. L’Église et le monde ont un urgent besoin de votre enthousiasme. Vous êtes le présent, soyez le futur, plus lumineux. »

 

Dans la lumière de la Toussaint

Trente-cinq enfants catéchisés dans diverses paroisses bastiaises ont participé à la 1èreédition de HolyWins en Corse.

L’idée a germé  au sein de l’équipe du couvent St Antoine à Bastia et a rapidement trouvé écho dans les paroisses de St Jean, St Pierre, Notre Dame de Lourdes et St Paul.

Redonner au 31 octobre le prisme de la Lumière qui pénètre et éclaire les ténèbres représentées par Halloween semble être dans l’air du temps ; la démarche a remporté un vif succès dans la ville et dans le Corse Matin (cf art. du 1ernov.)

Un joyeux cortège d’anges et de saints, encadré de nombreux adultes : parents et catéchistes  dont le Père Serge Casanova et le Père Capucin Emmanuel, s’est mis en route depuis le haut du boulevard Paoli, se partageant sur les deux trottoirs. Armés de chants et de la parole de Dieu, chacun a  laissé rayonner sa joie par un enthousiasme à distribuer aux passants grands et petits ainsi qu’aux commerçants de jolies feuilles colorées et imprimées de phrases extraites de la Bible.

Le temps bien que menaçant a permis encore au joyeux cortège  de faire une grande ronde devant l’oratoire de l’Immaculée Conception dans la rue piétonne, puis de rejoindre à nouveau les 2 côtés du boulevard pour finir avant la pluie dans la salle rénovée de Notre Dame de Lourdes près du port de commerce. Là, attendait un bon goûter festif préparé par la communauté en fête.

Ce n’est qu’un début, la semence est jetée, à nous de cultiver et de faire fructifier !

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12,49)

Par Marie-Jeanne Villa

La liberté

Cette année, alors que je participais à la procession du Vendredi Saint à travers le centre ville de Toulouse, je fus soudain interpellée par un groupe de jeunes, assis à la terrasse d’un bar, qui regardaient la procession passer en criant : « Libérez-vous ! Libérez-vous ! »

Naturellement je me suis demandé : « Qui est le plus libre de nous deux ? Moi qui suis en train de marcher derrière la Croix ? Ou eux, qui visiblement passent un bon moment entre amis, avec à la clef de bonnes boissons rafraichissantes ? »

Si on faisait un sondage parmi les jeunes aujourd’hui, il y a fort à parier pour que 90 % d’entre eux penchent pour la deuxième réponse. Parce qu’aujourd’hui montrer que l’on a une vie sociale bien remplie c’est être libre, consommer c’est être libre, et boire une pinte de bière en fumant une cigarette c’est encore être libre. Et voilà comment boire un verre en terrasse devient la quintessence de la liberté. Il y en a bien qui diront qu’il y a mieux à faire, que ce n’est pas bon pour la santé, que c’est une perte de temps…. Mais tous leurs beaux discours se heurteront alors à l’argument inattaquable, expression ultime de la liberté : « Je fais ce que je veux ! »

Maintes fois nous dressons ce rempart face à nos parents, nos amis, nos profs, nos supérieurs hiérarchiques…. Et même face à Dieu ! Parce qu’il est évidemment de bon ton, dans notre monde actuel, de considérer tout ce qui ressemble à la religion, à l’Église ou à Dieu, de près ou de loin, comme un carcan d’un autre âge uniquement là pour nous rendre captifs d’une morale plus que dépassée.

Mais alors où se trouve la liberté ? Qu’est-ce qui fait que nous sommes libres ou non ?

Regardons le jeune homme riche, dans l’Evangile de Marc (10, 17-22) :

« Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

18 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.

19 Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

20 L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »

21 Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »

22 Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. »

Pas question de verre en terrasse ici. Le jeune qui se présente face à Jésus semble même être bien sous tous rapports, obéissant aux lois divines et animé d’un désir très pur : la vie éternelle . Seulement voilà, Jésus lui donne la voie à suivre pour y arriver, il lui demande de poser un choix entre « un trésor au ciel » et ses « grands biens » d’ici-bas. Par son refus de le suivre, le jeune homme lui répond : « Je fais ce que je veux ! ». Et il s’en va « tout triste ».

Ce jeune homme est triste parce qu’il n’est pas libre. Sa liberté rencontre ici deux obstacles :

– son incapacité à poser un choix : aujourd’hui nous sommes dans une société qui ne nous impose jamais de faire de choix, ou du moins au minimum. Nous le voyons aisément dans les relations affectives, les produits de consommation, et les questions plus graves comme le fait d’avoir ou non un enfant. Pourquoi se marier pour la vie avec une seule femme (ou un seul homme) alors qu’on peut en changer tous les soirs ? Pourquoi se priver de tel ou tel objet alors que tout le monde dit qu’il faut absolument l’avoir ? Pourquoi s’imposer un enfant alors que l’avortement existe ?

Poser un choix, c’est exprimer sa liberté. La liberté de poser un acte qui aura des conséquences que nous assumerons et dont nous prendrons la responsabilité. Parce que si nous ne posons jamais de choix, alors notre vie ne prendra jamais de direction, et elle restera instable et mouvante à l’image du monde aujourd’hui. Et si nos actes n’ont pas de conséquence, alors nous ne sommes pas libres parce que nous sommes déresponsabilisés, dans une insouciance attrayante au premier abord, mais qui laisse notre vie vidée de toute fécondité.

La liberté ce n’est pas faire ce que je veux, mais vouloir ce que je fais pour donner un sens à mes choix et à mes actes. Et surtout pour permettre à ma vie de se construire et de porter du fruit. En ne choisissant pas de suivre le Christ, le jeune homme se prive de la possibilité d’accéder à son objectif de bonheur.

– son incapacité à poser le bon choix : face à son grand désir, Jésus propose au jeune homme de poser un grand choix. Mais celui-ci refuse car il a aussi « de grands biens ». Attaché à ce qu’il possède, il ne parvient pas à le quitter même s’il s’agit d’obtenir encore mieux. Notre volonté peut en effet être enchaînée à bien des choses qui nous empêchent d’être libres. Des chaînes qui nous enferment dans notre zone de confort sans évolution possible à l’horizon, et surtout qui nous empêchent de choisir Dieu, en nous entretenant bien souvent dans une liberté illusoire.

Alors posons-nous la question : qu’est-ce qui m’empêche d’être libre aujourd’hui ? Quelles sont mes chaînes ? : Mes peurs ? Ma voiture ? Mon smartphone ? Le regard des autres ? L’alcool ? La pornographie ? La drogue ?

Comme le jeune homme riche, qu’est-ce qui m’empêche de suivre Jésus aujourd’hui ?

La demande de Jésus au jeune homme est exigeante parce qu’il lui demande de laisser tout son confort, tout ce qu’il connaît, pour le suivre dans l’inconnu. Il lui demande de lui faire confiance. Mais pourquoi faire confiance à Jésus ? Parce qu’il nous aime. Comme le jeune homme riche, au premier regard, il nous a aimé. Et comme au jeune homme riche, il veut nous montrer la voie à suivre pour répondre à nos désirs les plus profonds. Mais c’est à nous de choisir si nous voulons le suivre ou pas, si nous voulons répondre ou pas à son amour. Jésus ne retient pas le jeune homme qui se détourne de lui, parce que précisément il est libre. Et même la toute puissance de Dieu ne peut rien face à notre liberté. Le Seigneur ne nous obligera jamais à le suivre, à suivre sa Croix le Vendredi Saint, au lieu d’aller boire un verre en terrasse.

Si nous choisissons de le suivre, la voie sera exigeante, car il s’agit bien de le suivre jusqu’à la Croix. Mais si nous choisissons de le suivre, alors il nous offrira le chemin vers la vraie liberté et le vrai bonheur, loin des plaisirs passagers et futiles que nous offre le monde. Si nous choisissons de le suivre, il sera les fondations solides de notre vie et il viendra combler nos désirs les plus profonds.

Comme le disait Benoît XVI : « N’ayons pas peur de choisir le Christ parce qu’il ne nous enlève rien, mais il nous donne tout ». Pour que nous portions du fruit, et que notre fruit demeure.

Le synode sur « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel »

Depuis le 3 octobre 2018 se déroule, à la demande du Pape François, la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».

Annoncé depuis le 6 octobre 2016, il a fait l’objet d’un long travail préparatoire : document préparatoire, consultation du peuple de Dieu, questionnaire sur internet, séminaire international sur les jeunes, réunion pré-synodale des jeunes…

Mais qu’est-ce qu’un synode ? Le mot « synode » vient du grec. Il est formé de odos(chemin) et sun(ensemble). Il signifie « faire route ensemble » mais également « franchir un même seuil », « habiter ensemble », donc se réunir. Le synode désigne dans l’Église une assemblée réunie pour réfléchir sur une question précise.

« Ecoutez ce cri qui monte du plus profond de vous » a dit le Pape François aux jeunes, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie (Pologne) en juillet 2016. « L’Église même désire se mettre à l’écoute de votre voix, de votre sensibilité, de votre foi ; voire de vos doutes et de vos critiques » détaille-t-il dans sa Lettre aux jeunes.

L’objectif de cette assemblée, selon le Cardinal Baldisseri, est de « faire prendre conscience à toute l’Église de sa tâche importante et nullement facultative d’accompagner chaque jeune, sans exclusion, vers la joie de l’amour ».

De nombreuses personnes sont invitées à participer à cet événement : 267 pères synodaux : cardinaux, patriarches, archevêques, évêques, prêtres et religieux… On trouve également 23 experts, 49 auditeurs – parmi lesquels des personnes impliquées dans la Pastorale des jeunes – ainsi que 34 jeunes entre 18 et 29 ans. Nouveauté de ce synode, ces jeunes prennent la parole à tour de rôle chaque matin pour ouvrir la journée et partager leurs expériences.

Est aussi à noter dans ce synode la présence de représentants d’autres églises chrétiennes, « manifestation de la volonté de travailler ensemble pour poursuivre la pleine unité visible de l’Église du Christ ». D’où la présence notamment de deux évêques chinois, une première dans l’histoire des synodes. Le signal est clair : bien vouloir faire dialoguer les cultures et mettre en avant des pays très jeunes dans leur démographie. Ainsi le synode ne sera pas européano-centré, mais il est voulu pleinement universel.

Ce synode se déroule en plusieurs temps : tout d’abord une session inaugurale, le 3 octobre, avec un discours du secrétaire général et du rapporteur général qui illustrera l’Instrument de travail. Sont ensuite organisées des sessions de travail dont les contributions seront utilisées pour la rédaction du Document final, qui sera présenté le 24 octobre 2018.

A travers cette démarche synodale, le Pape souhaite que le synode devienne « toujours plus un instrument privilégié d’écoute du peuple de Dieu ». Le synode « ne vit pas séparé du reste des fidèles », il est « un instrument adapté pour donner voix à tout le peuple de Dieu ». Les voix des évêques expriment ainsi « celui du Peuple chrétien, dont ils sont pasteurs »

C’est pourquoi le Pape François a invité les participants au synode à sortir des préjugés ou stéréotypes. Chacun est appelé à être attentif : les Pères synodaux se doivent d’éviter la tentation du cléricalisme, et les jeunes la tentation de l’autosuffisance. Chacun a besoin des autres. En reprenant la prophétie du prophète Joël, le Pape met en avant la nécessaire solidarité entre les générations.

Alors à chacun il est demandé de parler courageusement et d’écouter humblement. Car le synode est d’abord un exercice d’écoute. Le Pape l’a reconnu, beaucoup de jeunes ne se sentent pas écoutés par l’Église. Il y a un déficit d’écoute de la part de l’Institution.

Le Pape François compte bien avec ce synode aller de l’avant. « Le fil conducteur de ce synode, comme celui de la famille il y a deux ans, est bien le renouvellement de l’Église et de la société à partir de ses fondations » (Cardinal Baldisseri). Et il s’agira, non pas tant de produire un document que de mettre au jour des propositions pastorales concrètes.

L’Église souhaite en effet que ce synode soit « de tous et pour tous les jeunes », en ayant à coeur de leur laisser la parole. Car « Si eux se taisent, les pierres crieront » (Lc 19,40).

Source : L’édito du synode par le père Vincent Breynaert (responsable national de la pastorale des jeunes et des vocations), Vendredi 5 octobre 2018

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